(TDAH, Dys, HPI, hypersensibilité…)
Préparer la rentrée avec un enfant TDAH ou Dys (ou HPI, ou hypersensible), c’est un stress d’un tout autre niveau.
Nervosité, refus d’aller à l’école, troubles du sommeil, oublis à répétition, crises de panique, surcharge émotionnelle…
Et côté parents ? Fatigue, frustration, et cette peur sourde de mal faire.
Chez nous, les rentrées se suivent… et ne se ressemblent pas toujours.
Mais après plusieurs années, on a trouvé des repères qui aident.
Pas pour une rentrée “parfaite”, mais pour une rentrée plus douce, plus prévisible, et moins explosive.
Voici ce que je te partage aujourd’hui :
des conseils simples, sans pression, que tu peux adapter à ton quotidien. Et surtout, sans te juger.

Pourquoi la rentrée est un vrai défi pour les enfants atypiques
Un enfant TDAH ou Dys ne réagit pas à la rentrée comme les autres.
Voici ce qu’il peut ressentir (sans toujours le dire) :
- peur du changement brutal de rythme
- stress face aux nouvelles règles, à la nouveauté
- angoisse de l’échec, de ne pas être à la hauteur
- surcharge sensorielle dès le matin (bruit, foule, vêtements, fatigue)
- ou au contraire, une excitation ingérable qui masque un vrai mal-être
Et toi, parent, tu le sais, tu l’anticipes… mais ça ne veut pas dire que c’est facile.
Ce qu’on met en place chez nous (et qui aide vraiment)
1. On fait une “semaine pilote” avant la vraie rentrée
Pas question de tout changer du jour au lendemain.
Chez nous, on fait une semaine test, 7 à 10 jours avant la rentrée :
- on avance un peu les horaires de coucher
- on remet un réveil le matin (mais sans stress)
- on reprend un petit-déjeuner type école
- on se recale sur une routine plus stable
Ça aide à rassurer, à préparer le corps, et à faire baisser la pression le jour J.

2. On visualise le déroulé de la journée
Le flou crée l’angoisse.
Alors on parle de la rentrée, on trace la journée ensemble :
à quelle heure on se lève, comment on s’habille, qui l’accompagne, où on entre, qui sera là…
On peut même faire un petit plan, ou aller voir l’école avant.
Parfois on colle des images, on note les horaires, ou on fait des checklists à cocher (ça structure, ça calme).
3. On anticipe les besoins sensoriels
Certains enfants ont besoin :
- d’un tee-shirt doux sans étiquette
- de bouchons d’oreille dans le sac
- d’un objet réconfort (caillou, peluche mini, bracelet…)
- d’un petit “kit d’urgence” dans le cartable : mouchoirs, chewing-gum, message de maman
L’idée n’est pas d’en faire trop, mais de rendre l’environnement plus sécurisant pour eux.

4. On les laisse s’exprimer sans minimiser
Parfois ils râlent. Ou ils disent “j’ai pas envie”.
Parfois ils s’énervent juste parce qu’ils ont peur.
On apprend à écouter sans corriger. Juste accueillir :
“Tu as le droit d’être inquiet.”
“C’est normal que tu aies peur.”
“On va y aller ensemble, et on verra comment ça se passe.”
Ça ne résout pas tout, mais ça désamorce beaucoup de tensions.
5. On prépare des routines visuelles

Les routines visuelles, ça sauve la mise ici.
Par exemple :
- une fiche du matin avec images ou pictos (toilette, habillage, petit dej, sac, départ)
- une fiche du soir avec temps de détente, devoirs, repas, dodo
On peut les coller sur le frigo, les plastifier… Et même les cocher ensemble chaque jour au début.
Et pour le jour J ?
Rien ne sert d’en faire trop.
Ce qu’il lui faut, c’est toi, ton calme, ton sourire (même crispé), et une petite phrase repère :
“Tu vas faire de ton mieux. Et moi je serai là ce soir pour t’écouter.”
Et s’il y a des larmes ? C’est normal aussi.
Une rentrée, ça se traverse. Ensemble.
Le plus important : ça va se faire petit à petit
Il ne va peut-être pas courir vers la rentrée avec un sourire immense.
Mais il va avancer, à son rythme.
Avec toi, ta patience, ton soutien. Et c’est tout ce dont il a besoin.
Tu n’es pas seul.e. Et tu fais déjà de ton mieux.

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