J’ai décidé d’arrêté de vouloir être une maman parfaite

Longtemps j’ai voulu être une maman parfaite.

Je ne sais pas exactement quand ça a commencé. Cette pression « être une maman parfaite » que je me mettais toute seule, cette envie de tout bien faire, de tout anticiper, d’être là pour tout le monde tout le temps.

Comme toutes les mamans, je voulais ce qu’il y avait de mieux pour mes enfants. Sauf qu’à trop vouloir en faire, je m’étais complètement oubliée.

Et avec le recul, je réalise que ce n’était pas forcément leur rendre service non plus.

mère avec un panier à linge dans les mains

La surenchère des réseaux et le mythe de la maman parfaite

Sur Instagram, il y a celles qui savent tout, celles qui arrivent à tout équilibrer, celles qui gèrent l’organisation familiale avec le sourire.

Et puis il y a moi. La maman qui fait de son mieux, qui avance doucement mais sûrement, et qui ne se reconnaissait plus dans aucun de ces modèles.

Ce que les réseaux montrent peu, c’est le silence de toutes celles qui vivent la même chose que moi.

Parce qu’on en parle très peu, de cette pression qu’on se met soi-même.

De cette fatigue-là.

Le moment où tout a basculé Une amie m’a ouvert les yeux il y a peu.

Et presque au même moment, mon corps a décidé aussi de vouloir me dire quelque chose…

En effet, en début d’année, j’ai reçu un diagnostic que je n’attendais pas, une maladie chronique qui m’handicape au quotidien.

J’en pleure encore rien que de l’écrire,parce que j’étais quelqu’un d’hyperactif, toujours en mouvement, toujours à faire.

Et là, mon corps n’est plus d’accord avec ma tête. C’est une frustration que je n’arrive pas encore à décrire complètement. Personne dans ma maison n’avait vraiment mesuré mon état, ni mon mari, ni mes deux ados. Pas par manque d’amour, mais parce que je n’en parlais pas, parce que j’avançais quand même.

Apprendre à vivre autrement sans être une maman parfaite

Aujourd’hui j’apprends à écouter mon corps davantage que ma tête.

Et je peux te dire que c’est loin d’être facile quand tu as deux ados atypiques à la maison, un mari, une vie qui continue. Mes deux garçons ont 23 mois d’écart, les mêmes parents, et pourtant ils sont aux antipodes l’un de l’autre.

Je n’aime pas les mettre dans des cases, pour moi, tout le monde est atypique à sa façon. Mais la réalité c’est que notre quotidien demande beaucoup d’adaptation, d’énergie, de présence. Et que cette énergie, je dois maintenant apprendre à la doser différemment.

Ça crée des tensions, ben oui, deux ados et un mari à la maison, et une maman qui commence à dire non, à poser des limites, à se reposer.

Ce n’est pas simple pour tout le monde.

Et pourtant, je continue d’avancer

Certains jours je culpabilise encore. Je regarde ce que je ne fais plus, ce que je n’arrive plus à faire comme avant, et cette petite voix revient. Mais j’apprends à lui répondre autrement. Pas en faisant plus, mais en faisant différemment.

Je ne suis pas guérie de cette pression, je ne me suis pas transformée du jour au lendemain en maman zen qui a tout compris.

Je tâtonne, en effet, Il y a des jours meilleurs que d’autres, mais j’essaie de trouver le juste milieu, pour eux, et pour moi.

Et c’est peut-être ça, la vraie décision : choisir de ne plus s’oublier.

Si toi aussi tu te reconnais dans ce que je décris, sache que tu n’es pas seule. Et que faire de son mieux, c’est déjà énorme.

Et toi, tu arrives à te faire une place dans ta vie de maman ? Dis-moi en commentaire.


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